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En mai, Christie’s New York disperse la collection de David et Peggy Rockefeller.

À cette occasion seront proposés aux enchères des chefs d’œuvre jamais vus sur le

marché. Nouveaux records mondiaux à prévoir.

Par Eric Jansen

Une vente

historique

de la provenance ? Comment ne pas être

touché devant ce sublime Picasso de 1905,

Fillette à la corbeille fleurie, qui appartenait

avant à Gertrude Stein ? Comment ne pas

vibrer face ce ravissant bouquet de fleurs,

de Manet, acheté par les parents de David

Rockefeller en 1938 ? Et que dire de La

Vague de Paul Gauguin ou de La Table du

musicien de Juan Gris ? Des tableaux que

tous les musées rêvent de posséder et qui

décoraient très simplement le salon ou la

salle à manger du couple… Cette sélection

n’est qu’une toute petite partie de l’iceberg

que constitue la collection. Elle compte de

nombreux autres tableaux emblématiques,

comme L’Odalisque couchée aux magnolias

de Matisse, estimé 50 millions de dollars, ou

Nymphéas en fleur de Monet, acheté à Paris

en 1956 et estimé 35 millions. Sans parler

des œuvres des artistes américains Edward

Hopper et Georgia O’Keeffe.

À cela s’ajoutent des centaines de lots

comprenant des objets chinois dont une très

gracieuse statue d’Amitayus, de provenance

impériale, et un étourdissant service en

porcelaine de 125 pièces que David et Peggy

avaient patiemment reconstitué et aimaient

C

’était l’événement du mois de mars.

La plus petite exposition parisienne

mais aussi la plus courue :

la présentation chez Christie’s de neuf chefs

d’œuvre de la collection de David et Peggy

Rockefeller. La vente aura lieu en mai à New

York. Avant Paris, ces lots vedette ont été

présentés à Hong Kong et à Londres. Ils

s’envoleront demain pour Pékin, Shanghai,

Los Angeles, puis retour à New York. Une

façondetoucher lescollectionneursdumonde

entier et d’assurer des enchères record.

Mais comment pourrait-il en être autrement

quand on voit la qualité des pièces et l’aura

Rockefeller collection

An historic sale

In May this year Christie’s New York will

disperse the David and Peggy Rockefeller

collection. With masterpieces which have

never before been available on the market

going under the hammer, new world records

are to be anticipated.

By Eric Jansen

It was the big event in March. The smallest

and yet most keenly anticipated exhibition in

Paris: the presentation at Christie’s of nine

masterpieces from the David and Peggy

Rockefeller collection. The sale will take

place in New York in May. Before appearing

in Paris, these star pieces were presented in

Hong Kong and London. They subsequently

fly off to Beijing, Shanghai and Los Angeles

before returning to New York, whetting

the appetite of collectors across the globe

in order to guarantee record bids. A near

certainty when taking into consideration

both the quality of the pieces and the

unique aura of their source. How indeed

may bidders remain indifferent when faced

with this Picasso dating from 1905 Fillette à

Collection Rockefeller

Nymphéas en fleur, Claude Monet.

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